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Rencontre-dédicace !

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos

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Leur chemin bleu / Su camino azul, Elizabeth Robin, Prix Arhur Rimbaud 2021

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos / Elizabeth Robin

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  • Leur chemin bleu reçoit le PRIX ARTHUR RIMBAUD 2021,

(2ème prix dans la catégorie poésie libre-thème libre du concours)

  • Il est également 1er prix de poésie libre au concours Amavica 2021.
  • Il est le prix coup de cœur du jury au concours de La Teste de Buch 2021.

 

  • Su camino azul recibe el premio ARTHUR RIMBAUD

(2do premio en la sección poesía libre-tema libre del concurso) 

  • Recibió tambien el 1er premio en la sección poesía libre del concurso Amavica 2021.
  • Es el premio favorito del jurado del concurso de La Teste de Buch 2021.

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Salon Les coulisses de l'écrit

Publié le par Elizabeth Robin

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Les p’tits bonheurs / Las pequeñas alegrías de la vida, Elizabeth Robin

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos

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Les p'tits bonheurs reçoit une mention au concours du Salon des poètes de Lyon 2021

Las pequeñas alegrías de la vida recibe una mención en el concurso de Salon des poètes de Lyon 2021

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Les sculpteurs de neige / Los escultores de nieve, Elizabeth Robin

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Elizabeth Robin
photo : © Elizabeth Robin

photo : © Elizabeth Robin

Les sculpteurs de neige a obtenu le 1er prix de poésie classique au concours du Salon des Poètes de Lyon 2021

Ce poème a aussi obtenu un 2ème accessit en section classique au concours Arts et Lettres de France 2021

Los escultores de nieve ganó el 1er premio de poesía clásica en el concurso Salon des Poètes de Lyon 2021

Este poema obtuvo tambien una mención en la sección clásica del concurso Arts et Lettres de France 2021

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Fleurs d'amour et de liberté / Flores de amor y de libertad, Elizabeth Robin

Publié le par Elizabeth Robin

photo : Juan José Bujidos / Elizabeth Robin

photo : Juan José Bujidos / Elizabeth Robin

Fleurs d'amour et de liberté reçoit le 1er prix de poésie libre au concours Amavica 2021

Flores de amor y de libertad recibe el 1er premio de poesía libre en el concurso Amavica 2021

 

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Au grenier / En el ático, Elizabeth Robin, 2021

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos

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Au grenier reçoit le 5ème prix du concours Les Amis de Thalie 2021

En el ático recibe el 5o premio en el concurso Les Amis de Thalie 2021

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Salon Les coulisses de l'écrit : dimanche 10 octobre de 10h à 18h à Vernouillet, 78540, 3 rue Paul Doumer

Publié le par Elizabeth Robin

photo :© Juan José Bujidos / Elizabeth Robin

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Venez rencontrer les auteurs et poètes de chez vous !

Le dimanche 10 octobre 2021 de 10h à 18h, au n°3 rue Paul Doumer, 78540 Vernouillet

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Après trois ans, Paul Verlaine

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos

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Le bateau ivre, Arthur Rimbaud

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos / Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos / Elizabeth Robin

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l’oeil niais des falots !

Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,
L’eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l’amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !

J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants.
– Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux…

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d’azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l’Europe aux anciens parapets !

J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
– Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !

Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur Rimbaud, Poésies

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