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anthologie

Par les soirs bleus d'été..., Arthur Rimbaud, Poésies

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos

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Le talent... citation de Jacques Brel

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos / réalisation: Elizabeth Robin

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C'est une journée, Maurice Carême

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos

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Reflet des choses, Maurice Carême,

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos

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Cantares / Chansons, Manuel Machado, 1902

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos / montage: Elizabeth Robin

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Manuel Machado, né le 25 août 1874 à Séville et mort le 19 janvier 1947 à Madrid, est un poète et dramaturge espagnol et est le frère d'Antonio Machado avec qui il collabora à plusieurs reprises.

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"Ah si seulement avec une goutte de poésie ou d'amour […]", Pablo Neruda

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos

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Pablo Neruda, Résidence sur terre, 1944

"Ah ! Si seulement avec une goutte de poésie ou d'amour nous pouvions apaiser la haine du monde, mais cela, la lutte et le cœur résolu le peuvent seulement. Le monde a changé et ma poésie a changé. Une goutte de sang tombée sur ces lignes demeurera vivante en elles, indélébile comme l'amour." 

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Pablo Neruda

Publié le par Elizabeth Robin

Photo: Elizabeth Robin

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Vous connaissez sans doute ce superbe poème "Ode à la mer", mais connaissez-vous "Les vies / Las vidas" ?

Un extrait de l'Ode à la mer :

ICI dans l'île la mer et quelle étendue! sort hors de soi à chaque instant, en disant oui, en disant non, non et non et non, en disant oui, en bleu, en écume, en galop, en disant non, et non. Elle ne peut rester tranquille, je me nomme la mer, répète-t-elle en frappant une pierre sans arriver à la convaincre, alors avec sept langues vertes de sept chiens verts, de sept tigres verts, de sept mers vertes, elle la parcourt, l'embrasse, l'humidifie et elle se frappe la poitrine en répétant son nom. ô mer, ainsi te nommes-tu. ô camarade océan, ne perds ni temps ni eau, ne t'agite pas autant, aide-nous...

Poème Las vidas, suivi de sa traduction

Ay qué incómoda a veces te siento 

conmigo, vencedor entre los hombres ! 

Porque no sabes 

que conmigo vencieron 

miles de rostros que no puedes ver, 

miles de pies y pechos que marcharon conmigo, 

que no soy, 

que no existo, 

que sólo soy la frente de los que van conmigo, 

que soy más fuerte

porque llevo en mí

no mi pequeña vida

sino todas las vidas,

y ando seguro hacia adelante

porque tengo mil ojos,

golpeo con peso de piedra

porque tengo mil manos

y mi voz se oye en las orillas

de todas las tierras

porque es la voz de todos

los que no hablaron,

de los que no cantaron

y cantan hoy con esta boca

que a ti te besa.

Les vies

Ah ! comme je te sens parfois

agacée

contre moi, vainqueur au milieu des hommes !

Et cela car tu ne sais pas

que ma victoire est celle aussi

de milliers de visages que tu ne peux pas voir,

de milliers de pieds et de cœurs qui m'escortèrent,

je ne suis rien

et je n'existe aucunement,

je ne suis que le front de ceux qui m'accompagnent,

si je suis fort

c'est parce que je porte en moi

au lieu de ma médiocre vie

toutes les vies,

un millier d'yeux

me permettent d'aller sans faille de l'avant,

mille mains

pour frapper dur comme la pierre,

et l'on entend ma voix à l'orée de toutes les terres

parce qu'elle est la voix de tous

ceux qui m'ont parlé,

de tous ceux qui n'ont pas chanté

et qui chantent aujourd'hui

par cette bouche qui t'embrasse.

Jean Ferrat chante Aragon

Complainte de Pablo Neruda

Je vais dire la légende De celui qui s'est enfui Et fait les oiseaux des Andes Se taire au cœur de la nuit Le ciel était de velours Incompréhensiblement Le soir tombe et les beaux jours Meurent on ne sait comment [Refrain] : Comment croire comment croire Au pas pesant des soldats Quand j'entends la chanson noire De Don Pablo Neruda Lorsque la musique est belle Tous les hommes sont égaux Et l'injustice rebelle Paris ou Santiago Nous parlons même langage Et le même chant nous lie Une cage est une cage En France comme au Chili [Refrain] Sous le fouet de la famine Terre terre des volcans Le gendarme te domine Mon vieux pays araucan Pays double où peuvent vivre Des lièvres et des pumas Triste et beau comme le cuivre Au désert d'Atacama [Refrain] Avec tes forêts de hêtres Tes myrtes méridionaux O mon pays de salpêtre D'arsenic et de guano Mon pays contradictoire Absent et présent ensemble Invisible mais trahi Neruda que tu ressembles À ton malheureux pays Ta résidence est la terre Et le ciel en même temps Silencieux solitaire Et dans la foule chantant [Refrain]

Hommage de jean Ferrat et d'Aragon en forme de complainte à Pablo Neruda ce grand poète chilien, qui a lutté toute sa vie pour la paix et la liberté de son peuple. Il mourut peu après le coup d'état de Pinochet en 1973.

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Caminante no hay camino / Toi qui marches, il n'existe pas de chemin, Antonio Machado

Publié le par Elizabeth Robin

© photo Elizabeth Robin

photo: © Elizabeth Robin

Caminante no hay camino [Toi qui marches, il n'existe pas de chemin]

Todo pasa y todo queda, [Tout passe et tout reste,] pero lo nuestro es pasar, [mais le propre de l'homme est de passer,] pasar haciendo caminos, [passer en faisant des chemins,] caminos sobre el mar. [des chemins sur la mer.]

Nunca perseguí la gloria, [Je n'ai jamais cherché la gloire,] ni dejar en la memoria de los hombres mi canción;[ni cherché à laisser dans la mémoire des hommes ma chanson ;] yo amo los mundos sutiles, [j'aime les mondes subtils,] ingrávidos y gentiles, [légers et aimables,] como pompas de jabón. [comme des bulles de savon.]

Me gusta verlos pintarse de sol y grana, [J'aime les voir se peindre de soleil et de rouge] volar bajo el cielo azul, temblar súbitamente y quebrarse...[voler sous le ciel bleu, trembler soudainement et se rompre...]

Nunca perseguí la gloria. [Je n'ai jamais cherché la gloire.]

Caminante, son tus huellas el camino y nada más; [Toi qui marches, ce sont tes traces qui font le chemin, rien d'autre ;] caminante, no hay camino, [toi qui marches, il n'existe pas de chemin,] se hace camino al andar. [le chemin se fait en marchant.]

Al andar se hace camino [En marchant on fait le chemin] y al volver la vista atrás [et lorsqu'on se retourne] se ve la senda que nunca [on voit le sentier que jamais] se ha de volver a pisar. [on n'empruntera à nouveau.]

Caminante no hay camino [Toi qui marches, il n'existe pas de chemin] sino estelas en la mar... [si ce n'est le sillage dans la mer...]

Hace algún tiempo en ese lugar [Il fut un temps dans ce lieu] donde hoy los bosques se visten de espinos [où aujourd'hui les bois s'habillent d'épines] se oyó la voz de un poeta gritar [on entendit la voix d'un poète crier] "Caminante no hay camino, ["Toi qui marches, il n'existe pas de chemin,] se hace camino al andar..." [le chemin se fait en marchant..."]

Golpe a golpe, verso a verso... [Coup après coup, vers après vers...]

Murió el poeta lejos del hogar. [Le poète mourut loin de chez lui.] Le cubre el polvo de un país vecino. [Il est recouvert de la poussière d'un pays voisin.] Al alejarse le vieron llorar. [En s'éloignant on le vit pleurer.] "Caminante no hay camino, [Toi qui marches, il n'existe pas de chemin,] se hace camino al andar..." [le chemin se fait en marchant...]

Golpe a golpe, verso a verso... [Coup après coup, vers après vers...]

Jean Ferrat chante Aragon, un hommage à Machado et tous les autres...

Les poètes, Louis Aragon

Je ne sais ce qui me possède

Et me pousse à dire à voix haute

Ni pour la pitié ni pour l'aide

Ni comme on avouerait ses fautes

Ce qui m'habite et qui m'obsède

Celui qui chante se torture

Quels cris en moi quel animal

Je tue ou quelle créature

Au nom du bien au nom du mal

Seuls le savent ceux qui se turent

Machado dort à Collioure

Trois pas suffirent hors d'Espagne

Que le ciel pour lui se fît lourd

Il s'assit dans cette campagne

Et ferma les yeux pour toujours

Au-dessus des eaux et des plaines

Au-dessus des toits des collines

Un plain-chant monte à gorge pleine

Est-ce vers l'étoile Hölderlin

Est-ce vers l'étoile Verlaine

Marlowe il te faut la taverne

Non pour Faust mais pour y mourir

Entre les tueurs qui te cernent

De leurs poignards et de leurs rires

A la lueur d'une lanterne

Etoiles poussières de flammes

En août qui tombez sur le sol

Tout le ciel cette nuit proclame

L'hécatombe des rossignols

Mais que sait l'univers du drame

La souffrance enfante les songes

Comme une ruche ses abeilles

L'homme crie où son fer le ronge

Et sa plaie engendre un soleil

Plus beau que les anciens mensonges

Je ne sais ce qui me possède

Et me pousse à dire à voix haute

Ni pour la pitié ni pour l'aide

Ni comme on avouerait ses fautes

Ce qui m'habite et qui m'obsède

 

 

 

Jean Ferrat chante Aragon "Les Poètes" , Article Elizabeth Robin

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"Le bonheur est une bulle de savon qui change de couleur..., Honoré de Balzac, La comédie humaine

Publié le par Elizabeth Robin

"Le bonheur est une bulle de savon qui change de couleur..., Honoré de Balzac, La comédie humaine

"Le bonheur est une bulle de savon qui change de couleur comme l'iris et qui éclate quand on la touche."

Honoré de Balzac, La comédie humaine

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"C'est une triste chose de songer que la nature...", Victor Hugo

Publié le par Elizabeth Robin

photo: ©Juan Jose Bujidos

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"C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."

Victor Hugo

Cette citation intemporelle continuera sa route !

Elizabeth Robin

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