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anthologie

Les contemplations, Tome 1 Autrefois, Livre 1er Aurore, texte 2, Victor Hugo, Les Roches juin 1831

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan José Bujidos

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Le paon se plaignant à Junon, Jean De La Fontaine, premier recueil des fables 1668

Publié le par Elizabeth Robin

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"Oh ! Si tu pouvais lire dans mon cœur...", Gustave Flaubert, Lettres à Louise Colet

Publié le par Elizabeth Robin

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Avril, Maurice Carême, La lanterne magique

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan Jose Bujidos

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Le peuple des prés... Prairie, vous êtes le boîtier du jour. René Char

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos

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Les petits lapins, Théodore de Banville (1823-1891)

Publié le par Elizabeth Robin

montage: Elizabeth Robin

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Les petits lapins dans les bois,

Folâtrent sur l’herbe arrosée

Et, comme nous le vin d’Arbois,

Ils boivent la douce rosée.

 

Gris foncé, gris clair, soupe au lait,

Les vagabonds dont se dégage

Comme une odeur de serpolet,

Tiennent à peu près ce langage :

 

Nous sommes les petits lapins,

Gens étrangers à l’écriture

Et chaussés des seuls escarpins

Que nous a donné la nature.

 

Près du chêne pyramidal

Nous menons les épithalames,

Et nous ne suivons pas Stendhal

Sur le terrain des vielles dames.

 

N’ayant pas lu Dostoïevski,

Nous conservons des airs peu rogues

Et certes, ce n’est pas nous qui

Nous piquons d’être psychologues.

 

Exempt de fiel, mais non d’humour

Nous fuyons les ennuis moroses,

 Tout le temps nous faisons l’amour,

Comme un rosier fleurit ses roses.

 

Nous sommes les petits lapins

C’est le poil qui forme nos bottes,

Et n’ayant point de calepins,

Nous ne prenons jamais de notes

 

Nous ne cultivons guère Kant ;

Son idéale turlutaine

Rarement nous attire. Quant

Au fabuliste La Fontaine,

 

Il faut qu’on l’adore à genoux ;

Mais nous préférons qu’on se taise,

Lorsque méchamment on veut nous

Raconter une pièce à thèse.

 

Étant des guerriers du vieux jeu,

Prêts à combattre pour Hélène,

Chez nous on fredonne assez peu

Les airs venus de Mytilène.

 

Préférant les simples chansons

Qui ravissent les violettes,

Sans plus d’affaire, nous laissons

Les raffinements aux belettes.

 

Ce ne sont pas les gazons verts

Ni les fleurs, dont jamais nous rîmes

Et, qui pis est, au bout des vers

Nous ne dédaignons pas les rimes.

 

En dépit de Schopenhauer,

Ce cruel malade qui tousse,

Vivre et savourer le doux air

Nous semble une chose fort douce.

 

Et dans la bonne odeur des pins

Qu’on voit ombrageant ces clairières

Nous sommes les tendres lapins

Assis sur leurs petits derrières.

 

Théodore de Banville, Recueil Sonnailles et clochettes, 27 novembre 1888

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Mon amour, attendez. Ida Faubert (1882-1969)

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan Jose Bujidos

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Le livre de la vie / El libro de la vida, Alphonse de Lamartine

Publié le par Elizabeth Robin

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Montagne, Pierre Menanteau

Publié le par Elizabeth Robin

photo: © Juan Jose Bujidos

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Le secret, René De Obaldia, Innocentines, 1969

Publié le par Elizabeth Robin

photo : © Juan Jose Bujidos

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